À
p
r
o
p
o
s
N
o
s
a
r
t
i
s
t
e
s
Anatole
Fanny Bloom
Zoe Sanders
Matt Holubowski
Marie-Gold
Marilyne Leonard
Sam Tucker
Cherry Lena
Soran
Elliot Maginot

Anatole

C’est une idée d’abord plastique, ensuite sordide qui matérialise Anatole dans les fantasmes de son hôte, Alexandre Martel. L’esprit d’Anatole prend rapidement possession des salles de spectacles, faisant vibrer son irrésistible synth pop qui annonçait déjà l’arrivée de la “Nouvelle LA” dans un premier album intitulé L.A./Tu es des nôtres.

L’espoir, cependant, finit par se dissiper chez les fidèles et le prophète Anatole en vient à faire ses aveux : il n’y avait pas de signification à cette expérience enlevante, cette prophétie. Tout cela n’était que mensonges, prétexte au spectacle.

Maintenant libéré des chaînes du message, Anatole revient nous hanter avec toute la splendeur dont il est capable. Dans une mise en scène de plus en plus immersive, le personnage s’affirme dans toute sa vanité, ratissant toujours plus large pour faire impression sur ses spectateurs.

Tissu de symboles, sa musique s’est enrichie de sonorités pigées autant dans le blue-eyed soul et l'art-rock que dans les expérimentations sonores des seventies pour accompagner cette expérience quasi-mystique. Ensemble, ils lèguent le « Testament » de la Nouvelle L.A., dans une apothéose à la fois sombre et sublime.

It is not only a plastic idea, but a sordid one from which Anatole materializes in the fantasies of its host, Alexandre Martel. The spirit of Anatole effortlessly takes hold of theatres, vibrating with irresistible synth pop that signaled the arrival of the “New LA” in a debut album entitled L.A./Tu es des Nôtres.

The hope, however, eventually begins to dissipate among the faithful and Anatole comes to confess: There was no significance to this thrilling experience, this prophecy. It was nothing but lies, used as a pretext for spectacle.

Now, released from the shackles of this message, Anatole returns to haunt us with all the splendor at his disposal. In an increasingly immersive production, he is resplendent in all his vanity, casting an ever larger net with which to seduce his spectators.

A fabric woven with symbolism, his music is enriched as much with the sounds of ‘blue-eyed soul’ and ‘art rock’ as it is with the sonic experimentation of the seventies, forming an experience that is quasi-mystic in its essence.